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Multiplicity

Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Mes Doubles, Ma Femme Et Moi

Equipe:
Durée : 115′
Genre:
Date de sortie: 15/10/1996

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Pour Doug Kinney, cela semblait une solution idéale: créer des clônes de lui-même pour pouvoir mener de front sa vie professionnelle envahissante et sa vie familiale malmenée. Mais les clônes ne sont pas aussi réussis qu’ils le devraient, et ils prennent beaucoup de place.

 

Notre critique:

Quelques années après GROUNDHOG DAY, Harold Ramis nous envoie 4 fois Michael Keaton dans un même film. Point commun majeur: une base de scénario qui plonge dans le fantastique (une journée qui se répète sans fin dans un cas, le clonage d’un être humain dans l’autre), même si en l’espèce un alibi scientifique vient étayer le principe. Autre point commun difficilement réfutable: le but du jeu est de nous faire rire et défend une gentillesse aussi simplette que chaleureuse.

Mais si GROUNDHOG DAY disposait d’un scénario qui coulait tout seul avec une légèreté et un à propos confondants, MULTIPLICITY est quelque peu récalcitrant. En effet, l’accent est mis sur les performances de Michael Keaton, plutôt que sur la subtilité du scénario. Très loin avant d’être une réflexion amusante sur ce qui pourrait advenir dans le cas où il y aurait moyen de se dédoubler à l’infini, MULTIPLICITY est un simple vaudeville. Le côté farce l’emporte sur le côté finesse. Le principe de base admis, on ne dépasse jamais les situations convenues qui ont déjà eu cours dans tous les films mettant en scène des jumeaux. La seule différence étant qu’ici nous avons affaire à des quadruplés.

En l’occurrence, ce n’est pas trop grave, puisque Michael Keaton est en pleine forme (ah, sa copie ratée!, il avoue lui-même que Jerry Lewis l’a inspiré) et nous dilate la rate avec un entrain jouissif. Il n’empêche que l’on pouvait s’attendre à ce petit quelque chose de plus qui nous aurait permis de prendre du plaisir non seulement à la rate, mais aussi au coeur et, pourquoi pas?, au bol de mou.

A introduire la répétition (d’un jour, d’un personnage, …) comme base de ses scénarios, Harold ne craint-il pas de se répéter? Le spectateur, en tout cas, si jusqu’ici il s’amuse bien, craint de se lasser.