Molly’s Game

C’est Aaron Sorkin, le scénariste de STEVE JOBS ou THE SOCIAL NETWORK, qui, pour son premier long métrage derrière la caméra, aborde ce sujet plutôt intrigant en se basant sur le livre autobiographique de la vraie Molly Bloom.

Rythmé et très dialogué, MOLLY’S GAME (« Le grand jeu » en français) bénéficie de répliques bien écrites et magnifiquement enchaînées par une Jessica Chastain (THE MARTIAN, THE ZOOKEEPER’S WIFE) au meilleur de sa forme. Tour à tour femme fatale et organisatrice implacable, elle rentre parfaitement dans la peau de cette Molly qui dominera pendant quelques années les hommes les plus puissants de ce monde avant de tomber aux mains du FBI, très intéressé par tous les secrets qu’elle avait en sa possession.

Édifiant et passionnant à la fois, MOLLY’S GAME réussit à rendre (presque) concret et compréhensible le milieu des jeux d’argent (principalement le poker) aux Etats-Unis. Et si Molly n’est pas une sainte, le film montre combien dans une vie, les circonstances, multiples et complexes, peuvent faire basculer quelqu’un dans l’illégalité. Mais, à côté de ce constat, le plus intéressant reste certainement de voir évoluer (et dominer) cette femme dans un monde à la botte des hommes, monde où le pouvoir machiste est constamment palpable.

Bien sûr, MOLLY’S GAME ne plaira pas à tout le monde, son côté bavard, et parfois très succinct dans certaines descriptions, pourront désorienter. Cependant, la prestation magistrale de Jessica Chastain, et le script au cordeau de Aaron Sorkin valent à eux seuls le déplacement et fournissent une grande partie du divertissement du film.

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