Memento

On est muet d’admiration!

rn

MEMENTO est un véritable film-concept. En une heure et demie, sous les couverts d’un polar noir extrêmement bien ficelé, Christopher Nolan (FOLLOWING) s’interroge sur la certitude de la mémoire et des souvenirs face aux écrits et sur la fiabilité des êtres humains. Il construit un personnage époustouflant, ambigü, complexe, victime et assassin. Un personnage qui nous entraîne dans son sillage misérable et égoïste.

rn

En scénariste inspiré, Nolan construit son film à rebours: la scène d’ouverture est (presque) la scène finale, puis, au fur et à mesure du film, l’anglais démonte la succession logique qui y a mené. Si, sur papier, le concept à de quoi effrayer certains, sur écran, il fonctionne à merveille tant le scénario est habile, rythmé, dosé d’humour extra-dry et d’émotions noir de café! En réalisateur génial, Nolan articule son film autour d’un montage frappé mettant en évidence les indices ténus qui conduisent Léonard d’un lieu à l’autre, d’une personne à l’autre. Tantôt, il s’agit d’une carte de visite sur laquelle est écrit un simple mot, tantôt, un post-it avec une adresse. Nolan, qui s’est imposé une continuité en marche arrière, enchaîne ses scènes à l’envers, la suivante se terminant sur le début de la précédente… Un exercice de style duquel il sort avec brio, et qui a séduit tant le public que la critique du Festival de Deauville.

rn

Plongez sans retenue dans ce trip allumé aux rebondissements dignes d’une balle magique!

Articles associés

Jurassic World Dominion

C’est magnifique!

Champagne!