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Me, Myself & Irene

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Fous d'Irène

Equipe:
Durée : 116’
Genre:
Date de sortie: 30/12/2000

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Charlie, patrouilleur bonne pâte à tendance bouc émissaire a un double schizophrénique, Hank, dragueur roublard doté d'un franc parlé des plus incisifs. Tous les deux vont tomber amoureux, chacun à leur singulière manière, d'une seule et même entité humaine : Irene, petit bout de femme au caractère bien trempé.

 

Notre critique:

Après DUMB AND DUMBER et THERE IS SOMETHING ABOUT MARY, on aurait pu penser que les frères Farrely avaient atteint l’apothéose du mauvais goût et du politiquement incorrect. Comme pour nous contredire, ces deux inénarrables pourfendeurs des valeurs américaines frappent derechef là où ça fait mal: sous la ceinture…

Dans la pure lignée de leurs précédentes comédies, les Farelly rempilent. Ces virtuoses de l’humour graveleux atteignent ici la quintessence du rire gras, par le biais d’une caricature féroce et débordante du comportement socio-sexuel de l’américain moyen. Si ce tour de force n’évite pas quelques apartés disgracieux, l’humour à l’emporte-pièce des deux frères complètement cintrés trouve résonance dans l’interprétation, de nouveau magistrale, de Jim Carrey. Cet acteur en roue libre, dont on ne cesse de louer les qualités depuis THE TRUMAN SHOW, fait ici preuve d’un jeu délibérément outrancier qui s’affine au fil des minutes. Il passe avec une remarquable aisance du niais au tyran, s’infligeant ainsi des auto-sévices corporels hautement représentatifs. Il faut pourtant atténuer notre enthousiasme qui s’essouffle dans le dernier quart du film, à force de rentrer dans les rangs d’une histoire de flics et voyous totalement inutile.

Un Jim Carrey impérial, un humour ravageur et osé: voilà les ingrédients furieusement provocateurs de la comédie de l’été. Pour amateurs hautement avertis…