Me and Earl and the Dying Girl

Le début de ME AND EARL AND THE DYING GIRL est, à l’image de son titre, particulièrement ironique et second degré, embarquant assez vite le spectateur dans ce qui se révèle être une histoire loufoque, bourrée de références cinématographiques et musicales.

Les dialogues sont excellents et, pour une fois dans ce type de comédie, évitent le côté scato si cher aux Américains, tout en amenant de l’eau au moulin d’une réflexion évidente sur la difficulté, pour un adolescent, de trouver sa place dans le monde des adultes. La mise en scène et le script ne sont pas en reste puisqu’on y retrouve de nombreux détails qui confèrent à l’univers du film toute sa saveur.

Avec un tournant très dramatique aux trois quarts du film (mais on pouvait s’y attendre avec une héroïne atteinte d’un cancer!), ME AND EARL AND THE DYING GIRL véhicule avec beaucoup de subtilité son lot d’émotions tendres et fortes à la fois au travers d’événements qui pourraient s’apparenter à une sorte de rite d’initiation de passage à l’état adulte.

Les jeunes comédiens sont tous parfaitement dans le ton avec une mention à Thomas Mann (PROJECT X et BEAUTIFUL CREATURES) et à Olivia Cook qui sort quant à elle un peu des quelques films d’horreur (OUIJA, THE QUIET ONES et la série BATES MOTEL) dans lesquels nous l’avons vu ces dernières années.

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