May December
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May December

par Eric Van Cutsem

Equipe: Charles Melton, Chris Tenzis, Julianne Moore, Natalie Portman, Samy Burch, Todd Haynes
Durée : 117’
Genre: Drame
Date de sortie: 24/01/2024

Cotation:

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Gracie prépare un repas avec Rhonda et son ami Joe et rçoit au même moment Elizabeth Bony, une célèbre actrice Hollywodienne qui vient la voir car elle va interpréter le rôle de Gracie au cinéma...

 

Notre critique:

May-to-December est une expression utilisée pour décrire une relation amoureuse dans laquelle une personne est beaucoup plus jeune que l’autre. L’âge de la personne la plus jeune est assimilé au mois de mai, qui marque le début du printemps, tandis que l’âge de la personne la plus âgée est assimilé au mois de décembre, qui arrive tard dans l’année et marque le début de l’hiver.

Dans MAY DECEMBER, Gracie est le « December » et Joe le « May ». Gracie était la professeur de Joe alors qu’il avait 13 ans. Ils sont tombés amoureux et cela a fait bien sûr un immense scandale. Après avoir fait de la prison, Gracie s’est remise avec Joe avec qui elle vit désormais.

Avec son point de départ basée sur un fait divers, MAY DECEMBER construit un film sur une relation quasi vampirique entre 2 femmes. L’actrice, Elizabeth Bony, qui rend visite à Gracie pour incarner celle-ci à l’écran, débarquant au moment où on l’attend le moins, vient pour chercher l’inspiration pour son rôle. Mais très vite, le spectateur sent qu’Elizabeth en veut toujours plus et tente par tous les moyens -même les plus pervers- de s’approprier la vie même de Gracie. Toutes les deux célèbres, pour des raisons fondamentalement différentes, elles vont s’observer avant de s’affronter.

D’un côté, Julianne Moore crée avec un talent indéniable le personnage de Gracie, personnage à la fois fort et à la fois hyper-sensible, une femme naïve (ou pas) qui veut juste vivre comme elle l’entend. De l’autre côté, Natalie Portman joue tout en douceur et en duplicité cette femme qui va « pomper » l’existence de Gracie avec une perversité de vampire de l’âme.

Au final, le film du très bon réalisateur Todd Haynes (voir son interview ici sur notre site) est une analyse complexe de deux femmes aux personnalités très différentes, aux besoins complètement opposés et dont le niveau social est totalement différent. Le final révélera que le mensonge et la duplicité n’est pas l’apenage de l’une ou de l’autre mais existe différemment chez chacune d’elle.

Du beau scénario et de la belle mise en scène au service d’un couple d’actrices extrardinaire!

 

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