Marie-Francine

Valérie Lemercier est un personnage multiple -actrice, humoriste, scénariste, réalisatrice- elle touche à tout avec bonheur et possède un univers bien particulier, très décalé, entre surréalisme et réalité quotidienne.

MARIE-FRANCINE est son cinquième film qui, à l’instar de ses précédents (comme LE DERRIERE ou PALAIS ROYAL), nous emmène une nouvelle fois dans une dimension poétique où souvent l’absurde règne en maître. Et comme d’habitude, Valérie Lemercier est aussi à l’aise devant que derrière la caméra puisqu’elle joue ici carrément deux rôles!

On regrettera cependant comme dans ses précédentes réalisations que sa légèreté pour aborder des sujets plus graves fasse paraître son traitement comme détaché du fond du sujet. Ainsi cette femme qui, à cinquante ans, se retrouve pratiquement à la rue, sans le sou et se voit donc dans l’obligation de repartir chez ses parents semble peu touchée par ce drame, voguant quasi sans sourciller, en personnage presque lunaire, dans sa nouvelle vie.

Si il y a du Tati chez Valérie Lemercier, que ce soit dans ses personnages, dans son interprétation ou dans sa façon d’aller droit au but dans ses scénarios (le traitement rapide des quiproquos en est un bon exemple), il manque le rythme qui animait ce brillant mime au cinéma, et qui dynamisait son propos, transcendant souvent cet humour à la fois poétique et réaliste.

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