Man of Steel

Man of Steel

Après un impressionnant (et trop long) début sur Krypton, la planète des origines de Superman, MAN OF STEEL, reboot de tous les récits de Superman avant lui, tente de mettre en place ce personnage hors norme, cet extra-terrestre en exil.
Et c’est à coups de flashbacks et de longues explications que Zack Snyder positionne sa narration, mêlant ainsi le passé et le présent, montrant comment le jeune Clark Kent a dû apprendre à maitriser puis à cacher ses pouvoirs en effaçant sa différence tout en revendiquant le droit à celle-ci. Avec l’aide du scénariste David S. Goyer (qui a travaillé sur la trilogie des BATMAN BEGINS), Snyder tente,  en mettant Clark-Superman face à ses démons, d’en faire un personnage plus trouble que ses représentations précédentes. En quelque sorte de le rapprocher de l’ambiguité d’un Batman.
Mais il faut bien avouer que c’est peine perdue lorsque l’on voit les effets spéciaux à outrances, les combats d’ensemble ou rapprochés tous générés sur ordinateur (devenant au fil du temps presque ridicules) et qui n’en finissent pas  noyant ainsi complètement toute tentative d’humanisation du héros. En plus, le nombre de postures ‘divines’ adoptées par Superman et les nombreuses références à Dieu durant tout le film ne risque pas d’en faire un personnage ambigu, tout juste un personnage sans humour…
Soyons clairs, MAN OF STEEL n’est pas en soi un ‘mauvais’ film, c’est juste un film décevant alors que l’on avait aux manettes une grande partie de l’équipe des Batman et derrière la caméra un des très talentueux réalisateur de sa génération, Zack Snyder (WATCHMEN, 300). Et même si les américains célèbrent déjà le retour en grande forme de leur super-héros favori en lui faisant une belle première place au box office, il n’est pas certain que le reste du monde soit aussi emballé par ce nouveau reboot.

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