Maestro

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MAESTRO, le nouveau long métrage de Bradley Cooper derrière la caméra après A STAR IS BORN a été présenté à la 80e Mostra de Venise en septembre… Et le voici qui débarque sur nos écrans en cette fin d’année 2023!

Clairement Cooper est passionné de biographies et de musique (classique ou pop) puisqu’ici il s’attaque à la bio de Leonard Bernstein et à son répertoire de compositeur.

On démarre avec un Leo Bernstein vieux qui se souvient de sa rencontre avec sa femme Felicia Montealegre dans un interview avec une équipe télé. Et puis on enchaîne en N&B sur le flashback de sa rencontre et sur le remplacement d’un chef d’orchestre au Carneggie Hall qui lui a valu sa reconnaissance rapide. C’est net, c’est clair et sans fioritures, les présentations sont faites et les personnages en place en quelques coups de mise en scène bien placés.

Bradley Cooper fait preuve d’un vrai talent de metteur en scène en plus de son talent d’acteur et il impulse un bon dynamisme à un biopic classique. Classique mais intéressant pour ceux (comme moi) qui ne connaissent de Bernstein que la musique de WEST SIDE STORY et qui vont apprendre la bi-sexualité de Bernstein, son côté coureur mais aussi le génie d’un musicien touche à tout!

Si le couple Felicia/Leonard est au centre de ce biopic, c’est évidemment Bernstein qui fait l’objet de toutes les attentions de Cooper et de son scénariste. Si le génie du compositeur est bien mis en avant, son côté coureur d’hommes est aussi au centre de son malheur et de l’échec de son couple et de sa vie personnelle. Car si la vie professionnelle de Bernstein est incroyable de réussite, sa vie personnelle est un échec cuisant…

Le casting passe bien et Cooper s’approprie plutôt bien le personnage se transformant juste ce qu’il faut pour donner l’illusion d’être Bernstein le temps d’un film. Carey Mulligan (SHAME, DRIVE) parvient à composer une femme amoureuse mais pas dupe qui tente de fournir à son génie de mari une stabilité qu’il ne trouvera jamais.

MAESTRO, malgré sa longueur (près de 2h10), bénéficie heureusement du côté dynamique de la mise en scène de Bradley Cooper, mais souffre d’une approche un peu basique des personnages et d’un manque d’approfondissement du côté presque auto-destructeur de Bernstein dans sa vie privée.

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