Louise Violet
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Louise Violet

par Eric Van Cutsem

Equipe: Alexandra Lamy, Grégory Gadebois, Jérémy Lopez, Jérôme Kircher, Éric Besnard
Durée : 108′
Genre: Drame
Date de sortie: 06/11/2024

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

1889. Louise Violet est dans un bureau face à un homme qui émet des doutes sur ses capacités à assumer sa mission. Mais quelle est cette mission?

 

Notre critique:

Eric Besnard est scénariste d’une vingtaine de longs métrages (LE CONVOYEUR, L’ANTIDOTE) mais aussi réalisateur de 8 films (LE GOUT DES MERVEILLES, DELICIEUX). LOUISE VIOLET est sa 9e réalisation.

1889. Louise Violet est une institutrice envoyée dans le village de Brezons alors que l’école vient d’être obligatoire. A cette époque, instituteur ou institutrice devaient à la fois éduquer les enfants mais avaient aussi l’obligation d’aider à d’autres tâches: bedeau, fossoyeur, etc. L’arrivée dans le village d’une femme, institutrice de surcroît et qui semble cacher un terrible secret, déclenche la méfiance des villageois et rend la vie de Louise difficile.

LOUISE VIOLET joue sur plusieurs tableaux en même temps: celui de la place de la femme à la fin du 19e siècle, celui de l’école obligatoire, celui du harcèlement, ou encore du patriarcat et même d’une dimension politique (la Commune). Cette volonté d’Eric Besnard d’enrichir son récit et sa narration a pour effet de rendre plus accessoire le thème central du film qui reste malgré tout la vie d’une institutrice dans un village en 1889.

Si le film est une ode à la terre et à la paysannerie, il aurait dû aussi être une ode à ses femmes (et ses hommes) qui se sont dévouées à l’enseignement mais hélas, cela ne finit par être presque une histoire secondaire malgré la conviction du jeu de Alexandra Lamy (CHAMBOULTOUT, TOUT LE MONDE DEBOUT) et de Grégory Gadebois (DELICIEUX).

Au final, on regrettera que, sur une base assez originale -un pan de l’histoire de l’école rendue obligatoire- LOUISE VIOLET brosse un portrait multiple, et de ce fait un peu trop superficiel d’une époque charnière tant sur la place de l’éducation que sur la place de la femme dans la société française.

 

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