Lord Of Illusions
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Lord Of Illusions

par Christophe Bruynix
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : Maître de l'illusion

Equipe:
Genre:
Date de sortie: 23/04/1996

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Le détective Harry d'Amour, spécialisé dans les affaires occultes, enquête sur une série de meurtres sanglants qui annoncent le retour d'un puissant sorcier.

 

Notre critique:

On attendait avec impatience le dernier film de Clive Barker, dont la finition et la sortie ont été constamment repoussés. LORD OF ILLUSIONS est enfin là. Mais il faut bien constater que toute cette attente est fort maigrement récompensée.

Tout part pourtant d’une bonne histoire classique de détective, sur laquelle Clive Barker greffe son univers horrifique particulier. S’il fait une excellente illustration du film noir, pourtant inhabituel pour lui, il perd par contre ses qualités de conteur horrifique. Surprenant.

Son sens de l’ellipse, qui avait fait merveille dans HELLRAISER, a disparu : à force d’illustrations, de flash-back redondants, de fausses fins, l’histoire fait du méchant sur place. Les compositions informatiques visibles, les maquillages caoutchouteux, sont indignes de l’auteur de NIGHTBREED. Le sorcier Nix, revenu des Ténèbres, tant attendu et tant redouté, est effrayant de… banalité. On est à des années-lumière de la fascinante personnalité des Cénobites.

Malgré ces mauvaises surprises, il reste d’excellents éléments, typiques de Clive Barker : l’omniprésence de la magie noire, l’exploration de la douleur et de la sensualité, l’affection presque homosexuelle entre deux sorciers ennemis, le couple de tueurs et -le meilleur moment- le tour de magie qui tourne très mal. On a juste l’impression qu’il s’est contenté de reprendre les acquis de ses films précédents, devenant le plagiaire mal appliqué d’un type de fantastique qu’il avait pourtant inventé. Clive Barker tourne peu. Mais il serait vraiment dommage pour ses admirateurs qu’il ne revienne pas rapidement avec un film plus inspiré.