Titre français : Le Sourire De Ma Mère
Equipe:
Durée : 102′
Genre:
Date de sortie: 11/02/2003
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Ernesto est un peintre disposant d’une certaine notoriété. Sa vie est consacré à la fois à son art et à son fils, Leonardo, qu’il a eu avec Irène, sa femme, dont il est maintenant séparé. Un beau jour, le secrétaire du Cardinal Piumini vient lui annoncer que l’Eglise a décidé de sanctifier sa mère. Athée, il prend cette nouvelle assez mal d’autant plus qu’il est loin de penser que sa mère, assassinée par son frère, le mérite.
Notre critique:
Ernesto (Sergio Castellitto) est immergé dans la religion qui semble poindre le bout de sa soutane à chaque coin de rue. Il reste cependant en retrait, en observateur attentif et critique. Paradoxalement, aux yeux de l’Eglise il est le seul témoin digne de foi qui puisse faire canoniser sa mère… Or pour lui, sa mère est seulement une femme stupide. Seul Ernesto semble avoir un pied dans la réalité, les autres personnages semblent errer dans un monde parallèle.
Pour traiter tous les sujets délicats et très intériorisés de son film, Marco Bellocchio fait vibrer sa caméra en phase avec le mystère qui entoure Ernesto, le personnage principal. Les silences, longs et pesants, laissent le temps nécessaire au développement des sentiments, à l’établissement des rapports entre personnages. Les dialogues, plus rares, se veulent lourds de sens et le sont hélas souvent trop, frisants alors parfois l’absurde.
L’ORA DI RELIGIONE est une réflexion sur la religion mais aussi sur la liberté de pensée et d’action. Mais est-ce une impression de béatitude et de paix que Bellocchio met en évidence ou plutôt celle de la présence de soldats ou de marionnettes de Dieu? La lecture reste peu claire car si le sujet est intéressant, son traitement parfois un peu lourd et cryptique rend le film pas toujours très lisible…
