L’homme qui rit

L'homme qui rit

Adapter au cinéma des grands classiques de la littérature ou du théâtre reste de l’ordre de l’exercice périlleux, le dépoussiérage étant souvent difficile et la transcription pure et dure relevant souvent d’un ennui sans nom. Pour L’HOMME QUI RIT, Jean-Pierre Améris a donc tenté de s’emparer d’une oeuvre du grand Victor Hugo

Et si on avait beaucoup aimé LES EMOTIFS ANONYMES du même Jean-Pierre Améris, peut-être parce que les personnages avaient une consistance et une profondeur, on ne retrouve hélas pas cela dans L’HOMME QUI RIT où seul le côté baroque et dramatique transparaît laissant dans l’ombre le formidable romantisme qui a toujours transcendé l’oeuvre d’Hugo.

L’amour impossible entre Gwynplaine et Dea affleure à peine, l’attaque frontale du pouvoir et de la royauté est esquissée et les manipulations politiques ne sont qu’un épisode du récit. Heureusement, la mise en scène d’Améris parvient par contre à retranscrire un peu du romantisme de l’écrivain surtout au niveau des décors et de la photographie… Cela sauve un peu l’ensemble, avec l’interprétation, particulièrement celle d’Emmanuelle Seignier

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