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L’Hirondelle Noire

par Jean-Dominique Quinet
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : L'Hirondelle Noire

Equipe:
Durée : 102’
Genre:
Date de sortie: 13/07/1999

Cotation:

2 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Magdalena est une jeune tzigane de 17 ans. Pour profiter de sa liberté, elle rompt les amarres avec le clan. Sa beauté sauvage attire trois mâles dans son sillage. Trois prétendants qui se brûleront les ailes.

 

Notre critique:

Que de bonnes intentions! Le réalisateur bulgare Gueorgui Dulguerov écrit et réalise L’HIRONDELLE NOIRE pour dénoncer la xénophobie ambiante dans sa patrie, la Bulgarie, ex-pays de l’Est paralysé par la pauvreté, la mafia et les ex-communistes.
Dulguerov monte son film comme une fable branchée. Son héroïne est une jeune fille rebelle et passionnée, à laquelle on s’identifie rapidement. Au cours de pérénigrations bien aléatoires, elle découvre à ses dépends l’intolérance des autres et la bêtise des hommes. Sur ce scénario déjà racoleur, le réalisateur bulgare croit bon de greffer des dialogues moralisateurs et/ou interminables. La cerise sur le gâteau étant la lourde métaphore du titre, l’hirondelle noire, vilain petit oiseau de mauvaise augure qui poursuit l’héroïne tout au long du film.rn

Des tartines de morale bien pensante, des kilos de symboles éculés et des stères de mièvrerie racoleuse alourdissent L’HIRONDELLE NOIRE jusqu’à la contraindre à un atterrissage forcé! Parent pauvre des films de gitans (retournez à Kusturica et à Gatlif), ce n’est pas avec cet oiseau-là qu’on découvrira le cinéma bulgare!