L’hermine

Un procès difficile s’engage puisque l’accusé du meurtre de sa propre fille, Melissa, refuse de parler et se défend d’être le meurtrier de cette dernière. C’est donc sur cette base de procès difficile que démarre le nouveau film de Christian Vincent (LES SAVEURS DU PALAIS), L’HERMINE qui met en scène Fabrice Luchini (qui avait déjà joué sous sa direction dans LA DISCRETE) dans un rôle taillé sur mesure pour lui. Moins exubérant qu’à son habitude, Luchini campe un président d’assise droit et méticuleux, sans émotions, jusqu’au jour où il retrouve dans son prétoire une médecin qui l’a soignée autrefois.

C’est à une plongée dans le monde judiciaire que nous convie donc le réalisateur français, une exploration assez complète et très réaliste d’un procès: jurés et témoins sont montrés avec toutes leurs candeurs et contradictions, tandis que les avocats et la cour montrent aussi les limites de leur objectivité.

Et puis subtilement, par petites scènes et des non-dits, par un jeu d’acteurs bien dirigés, L’HERMINE se transforme en une déclaration d’amour et surtout en la démonstration que la justice doit sa force et sa faiblesse à son humanité profonde.

Film intelligent aux dialogues très réussis, même si il n’est pas exempt de défauts (une certaine lenteur et théâtralité), L’HERMINE emmène le spectateur là où on ne s’y attendait pas en montrant une justice à visage humain au travers d’une histoire d’amour inattendue.

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