Equipe:
Durée : 107′
Genre:
Date de sortie: 24/07/2001
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Louba a 13 ans, mal dans sa peau et dans ses baskets, orpheline par sa mère et née de père inconnu, elle souffre de ne pas être « comme les autres ». Notamment comme son amie Jeannie, adolescente sexuée et libérée, placée dans la même famille dadoption quelle et qui la trahira pour les beaux yeux dun séraphique jeune homme. Brisée et hantée par lhistoire de ses ancêtres juifs déportés et massacrés, Louba ne vivra désormais que dans le mensonge et lattente de sa vengeance. Ce nest que 20 ans plus tard, au hasard dune rencontre, quelle lassouvira en simmisçant anonymement dans la vie de son ancienne rivale.
Notre critique:
Trois films (MINA TANNENBAUM et PORTRAITS CHINOIS pour les deux premiers), une même actrice (Elsa Zylberstein) et deux sujets qui ne la lâchent pas (lidentité juive et lamitié trahie) sont les composantes du cinéma de Martine Dugowson. LES FANTOMES DE LOUBA ne déroge donc pas à la règle et lon est en droit de se demander si tout comme son personnage, la réalisatrice ne serait pas hantée elle-même par de vieux démons dont elle aurait du mal à se défaire.
Découpé en deux parties (lenfance de Louba et 20 ans plus tard), ce film oscille aussi entre deux histoires (la vengeance et la quête didentité) sans jamais vraiment arriver à mêler adroitement tous ces ingrédients. Ne cherchant quà jouer sur le registre de lémotion, il loupe le coche de la subtilité et malheureusement sombre vite dans une histoire invraisemblable et empreinte de clichés maladroits. Images de la Shoah utilisées à toutes les sauces, une première partie longue et peu crédible, des effets de style banals et pas très fins, des relents autobiographiques mal camouflés, rendent toutes ces intentions louables très vite indigestes. Un peu comme un soufflé trop lourd qui serait retombé.