L’enfant d’en haut

L'enfant d'en haut

Après l’étrange et très surréaliste HOME avec Isabelle Huppert et Olivier Gourmet, la réalisatrice Ursula Meier aborde un sujet plutôt original à nouveau avec cet ado de douze ans qui entretient sa soeur à coup de rapines diverses et variées.
Avec son décor inhabituel et l’écart social énorme entre vallée et stations d’altitude, L’ENFANT D’EN HAUT se place en effet d’emblée dans une originalité qui intrigue et fédère l’attention du spectateur. Mais la réalisatrice ne s’arrête pas là et son scénario continue petit à petit à tisser une toile plus complexe entre les différents protagonistes, nourrissant les caractères de ses personnages au fur et à mesure.
Admirablement bien joué par le jeune Kacey Mottet Klein et une Léa Seydoux ambiguë à souhait, le film ne cesse de surprendre et joue sur tous les tableaux -rapport financier entre Simon et Louise, sentiments confus et torturés- pour composer un récit captivant qui n’est pas sans rappeler les meilleurs films des Dardenne avec un petit quelque chose en plus…

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