L’empereur de Paris

C’est en 1967 qu’est créée, par Georges Neveux et Marcel Bluwal, la série Vidocq qui sera suivie en 1971 des “Nouvelles aventures de Vidocq” (avec Claude Brasseur dans le rôle principal), le personnage étant directement inspiré des mémoires d’Eugène-François Vidocq né en 1775 et mort en 1857.

Personnage haut en couleur, tour à tour bagnard, chef de la brigade de la sureté, puis détective privé, François Vidocq avait de quoi inspirer de nombreuses œuvres artistiques. Il n’est donc pas étonnant de voir un nouveau film en 2018, L’EMPEREUR DE PARIS, explorant la vie tumultueuse et aventureuse de Vidocq.

Jean-François Richet, plutôt spécialiste des films d’action et des polars (BLOOD FATHER, ASSAULT ON PRECINCT 13) mais aussi de bios (le doublé sur Mesrine: L’INSTINCT DE MORT, L’ENNEMI PUBLIC Nº1), était tout trouvé comme d’ailleurs le casting avec un Vincent Cassel très en phase avec le personnage ou une Olga Kurylenko mêlant charme et mystère.

Malheureusement si les étoiles paraissaient parfaitement alignées pour L’EMPEREUR DE PARIS, le film reste quelque peu décevant. Décevant parce que si la mise en scène est solide, la photographie donne l’impression d’être une peu baveuse. Décevant parce que la musique, au lieu de venir en soutien aux phases d’action, est plutôt pompeuse et gâche le plaisir du spectateur. Enfin décevant car le film qui bénéficie d’une belle reconstitution hésite entre l’intime et le grand spectacle.

La pellicule entre deux chaises, L’EMPEREUR DE PARIS a quelques beaux atouts pour lui mais ne les rentabilise pas, laissant le spectateur un peu sur sa faim. Dommage, on aurait bien aimé retrouver le Vidocq populaire de notre enfance (enfin pour les plus vieux d’entre nous)…

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