Le deuxième acte

le deuxieme acte

Epaulé par un beau casting réunissant Léa Seydoux (Florence), Louis Garrel (David), Vincent Lindon (Guillaume), le réalisateur nous entraîne dans de longs travellings, filmés en plan-séquence, qui permettent aux acteurs d’exprimer leur talent. Il faut également noter les performances artistiques réalisées par Manuel Guillot et de Raphaël Quenard, qui, par leur prestations, nous livrent des personnages truculents.

Le scénario nous conte une histoire mêlant réalité et fiction, où le spectateur construira sa propre perception au fur et à mesure de l’avancement de la projection.

Comme toujours, en électron libre du cinéma, le réalisateur Quentin Dupieux joue avec son intrigue pour nous balader dans une fiction plus réelle que prévue, en opposant le cinéma à la réalité, situation à laquelle il nous a déjà habitués (AU POSTE). Auteur à chaque fois de scénarios originaux voire hermétiques, il critique ici de manière discrète le milieu du cinéma, en utilisant la mise en abîme, ses comédiens livrant fictivement leurs opinions, leurs différents.

Le scénario original et la qualité de réalisation sont au rendez-vous de ce nouvel opus de Quentin Dupieux, servi avec justesse par l’ensemble des protagonistes. Mais l’oscillation constante entre réalité et fiction pourra perturber le spectateur ou lui faire perdre ses repères, ce qui amènera certainement à des questions en fin de projection. S’il s’agit d’une comédie, le ton choisi n’est pas propice à des éclats de rire, mais plutôt à des situations cocasses, originales qui feront sourire.

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