le deuxieme acte
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Le deuxième acte

par Stéphane Praet

Equipe: Louis Garrel, Léa Seydoux, Manuel Guillot, Quentin Dupieux, Raphaël Quenard, Vincent Lindon
Durée : 80’
Genre: Comédie
Date de sortie: 15/05/2024

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Stéphane (Manuel Guillot), assez inquiet, au volant de sa vieille Fiat Panda, se gare au petit matin sur un parking désert et ouvre, d’une main peu assurée, le bar-restaurant “Le deuxième acte”. Au même moment, David et Willy, marchant le long d’une route, s’entretiennent au sujet de Florence (Léa Seydoux) et de l’insistance harcelante de cette dernière envers David. Ceci va impliquer Willy, qui déjà ne manque pas de déraper dans ses propos...

 

Notre critique:

Epaulé par un beau casting réunissant Léa Seydoux (Florence), Louis Garrel (David), Vincent Lindon (Guillaume), le réalisateur nous entraîne dans de longs travellings, filmés en plan-séquence, qui permettent aux acteurs d’exprimer leur talent. Il faut également noter les performances artistiques réalisées par Manuel Guillot et de Raphaël Quenard, qui, par leur prestations, nous livrent des personnages truculents.

Le scénario nous conte une histoire mêlant réalité et fiction, où le spectateur construira sa propre perception au fur et à mesure de l’avancement de la projection.

Comme toujours, en électron libre du cinéma, le réalisateur Quentin Dupieux joue avec son intrigue pour nous balader dans une fiction plus réelle que prévue, en opposant le cinéma à la réalité, situation à laquelle il nous a déjà habitués (AU POSTE). Auteur à chaque fois de scénarios originaux voire hermétiques, il critique ici de manière discrète le milieu du cinéma, en utilisant la mise en abîme, ses comédiens livrant fictivement leurs opinions, leurs différents.

Le scénario original et la qualité de réalisation sont au rendez-vous de ce nouvel opus de Quentin Dupieux, servi avec justesse par l’ensemble des protagonistes. Mais l’oscillation constante entre réalité et fiction pourra perturber le spectateur ou lui faire perdre ses repères, ce qui amènera certainement à des questions en fin de projection. S’il s’agit d’une comédie, le ton choisi n’est pas propice à des éclats de rire, mais plutôt à des situations cocasses, originales qui feront sourire.

 

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