Le correspondant

Malo, c’est bien sûr, avec son copain, une des têtes de turc de la classe, un air connu de nombreuses comédies autour de la scolarité, du déjà-vu auquel n’échappe hélas pas LE CORRESPONDANT. Et même si le retournement de situation familiale – un père au foyer et une mère qui bosse 24h sur 24 – pourrait être original, le reste du récit (sans parler du traitement) va osciller entre deux préoccupations: le correspondant et les problèmes de ce père au foyer.

Et malheureusement, comme si cela ne suffisait pas encore, les deux scénaristes, dont c’est le premier long métrage, en rajoutent une couche en proposant une troisième piste avec une Sacha qui cherche à rencontrer un père qu’elle n’a jamais connu.

Trop d’histoires tuant l’histoire, LE CORRESPONDANT passe à côté des sujets qu’il tente d’aborder et finit au fil du temps qui passe par déraper. Ce manque de cohésion se ressent aussi au niveau des interprètes qui, de Charles Berling à Sylvie Testud, ne semblent pas vraiment convaincus.

Cerise sur le gâteau du dérapage: tourné notamment en Belgique, LE CORRESPONDANT nous gratifie d’une fameuse bourde communautaire en plaçant La Hulpe – Genval en flandres…

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