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Equipe:
Durée : 113′
Genre: Thriller
Date de sortie: 13/11/2012
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Alors qu’il joue au Golf le président Marmande est victime d’un malais… Il est atteint d’un cancer des testicules. Pendant sa convalescence, Marmande propose Marc Tourneuil comme directeur temporaire de la banque Phénix. Mais la lutte de pouvoir ne fait que commencer…
Notre critique:
Depuis ses débuts, il y a de cela presque 50 ans, Costa-Gavras a toujours été un réalisateur engagé. De Z à AMEN en passant par L’AVEU, ses films se sont presque toujours révélés comme des pamphlets cinglants qui ont marqué l’histoire du cinéma.
Avec LE CAPITAL, Costa-Gavras s’attaque donc au grand capital et plus particulièrement aux banques, cibles privilégiées et favorites de notre 21e siècle (il faut dire qu’elles l’ont bien cherché!).
Mais là où un MARGIN CALL s’attachait à coller au plus près à la réalité de la haute finance, LE CAPITAL, en commençant par la voix off de Gad Elmaleh, introduit d’emblée une certaine distanciation avec le spectateur et donne le ton d’un film qui ne sera pas un docu-fiction sur ce monde impitoyable des banques mais plutôt une fable, un conte cynique sur le pouvoir et l’argent. Le final, où Gad Elmaleh, face-caméra, s’adresse à nouveau au spectateur ne fera que confirmer ce choix…
Et c’est là que le bât blesse un peu, en définitive. Ambitions dévorantes, monde de requins, univers factice et superficiel… Costa-Gavras va nous délivrer tous ces messages, parfois un peu trop réalistes pour une fable, à coups de clichés connus et peu vraisemblables (la romance avec la top-model notamment).
Et alors que Gad Elmaleh est parfait et surprenant dans son rôle d’arriviste aux dents qui raient le parquet, LE CAPITAL, lui, souffre de cette oscillation pas toujours très claire entre conte et réalisme, flouant le spectateur qui s’attend à un récit premier degré et ne donnant pas assez à manger au spectateur qui veut se plonger dans un conte amoral sur notre société néo-libérale…
