La vénus électrique
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La vénus électrique

par Eric Van Cutsem

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Une foire aux abords d’une ville. Venus Electrificata fait un numéro de baiser électrique…

 

Notre critique:

C’est à Pierre Salvadori que l’on doit LA VENUS ELECTRIQUE qui a fait l’ouverture à Cannes cette année. Salvadori réalise et scénarise depuis plus de 30 ans avec des succès divers et variés (HORS DE PRIX, DE VRAIS MENSONGES ou encore DANS LA COUR) et toujours un cinéma éclectique le plus souvent tourné vers la comédie teintée de légèreté et de psychologie.

C’est encore une fois le cas avec LA VENUS ELECTRIQUE, comédie burlesque, qui suit Antoine, un peintre qui noie son chagrin dans l’alcool suite à la perte de celle qu’il aimait. Son chemin va croiser Venus Electrificata, une artiste de foire se faisant passer pour l’occasion pour une voyante.

Si le trio Pio Marmaï / Anaïs Demoustier / Gilles Lellouche est plutôt une bonne idée ainsi que le milieu forain comme environnement du récit, le film ne parvient jamais à réunir les différents axes narratifs restant beaucoup trop en surface du récit, se contentant finalement un peu facilement d’un côté Feydeau.

De bonnes idées parsèment toutefois LA VENUS ELECTRIQUE surtout dans sa 2e partie avec des allusions à Roméo et Juliette (les 2 « suicides ») ou la référence finale à Frankenstein qui font regretter que ce bon scénariste et réalisateur qu’est Pierre Salvadori ne soit pas parvenu à densifier son récit dans un film plus court et plus dynamique.

 

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