La syndicaliste

La Syndicaliste

Maureen Kearney est une employée syndicaliste CFDT du groupe AREVA. On prend le récit au moment où la CEO, Anne Lauvergeon, se fait remercier par le gouvernement et remplacer par un inconnu du grand public, Luc Oursel. Luc Oursel est bien décidé à redresser le groupe qui ne se porte pas si bien que ça. Maureen se méfie de Luc…

D’emblée, LA SYNDICALISTE se positionne comme une dénonciation en règle du machisme d’entreprise et ouis embraye très rapidement sur une machination en vue de dépouiller AREVA au profit des chinois et d’EDF. Et peu à peu, Maureen devient celle qui dénonce le possible deal et la cible des dirigeants de EDF et d’AREVA.

Complots, menaces psychologiques et physiques, LA SYNDICALISTE est bien sûr basé sur une histoire vraie relatant le combat de Maureen Kearney. Tiré d’un livre de la journaliste Caroline Michel-Aguirre qui relatait l’affaire, le film montre comment cet univers de grosse entreprise étatique est impitoyable et extrêmement violent.

Film très factuel, très démonstratif sur un monde d’hommes qui juge les femmes, LA SYNDICALISTE met en avant la façon dont les femmes passent de victimes à suspect sans avoir la possibilité de se défendre.

Réalisé par Jean-Paul Salomé (ARSENE LUPIN, LES FEMMES DE L’OMBRE), LA SYNDICALISTE bénéficie de l’interprétation parfaite d’Isabelle Huppert (qui a joué dans LA DARONNE, film de Salomé) dans un rôle de femme forte (un peu similaire à celui dans ELLE de Paul Verhoeven) et aussi d’excellents seconds rôles souvent à contre-emploi comme Marina Foïs ou François-Xavier Demaison.

LA SYNDICALISTE est une très bonne surprise qui montre que le cinéma français ne se résume pas à quelques comédies franchouillardes et souvent bas de plafond.

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