La piel que habito

La piel que habito

Ah, quel plaisir de retrouver Almodovar en pleine forme!

Avec ce LA PIEL QUE HABITO proche des scénarios déjantés de ces débuts (MATADOR et autres) et sa maîtrise de la mise en scène acquise au fil du temps, Pedro Almodovar nous propose, entre surréalisme et fantastique choc, une petite perle qui, si elle lorgne bien sûr du côté des YEUX SANS VISAGES de Franju, n’hésite pas à fouiller dans tous les mythes chers aux amateurs de fantastique. Ainsi c’est le mythe de Frankenstein ou celui du savant fou qui sont transcendés, éclatés et remodelés pour satisfaire la volonté d’étrange et de bizarre du réalisateur ibérique.

LA PIEL QUE HABITO est non seulement un mélodrame maîtrisé de bout en bout, mais c’est aussi quelque part un épisode des plus déjantés de NIP TUCK, et dans ce maelström de sensations et d’idées, le spectateur, quel qu’il soit, en sortira ravi tant Almodovar parle à chacune de nos peurs ou de nos plaisirs sans jamais sombrer dans le vulgaire ni dans le facile…

Et évidemment le casting est parfait! A voir rapidement et plusieurs fois…

Articles associés

Bad Boys: Ride or Die

The Zone of Interest

La fille de son père