La fille de son père
Accueil Critiques La fille de son père

La fille de son père

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe: Céleste Brunnquell, Erwan Le Duc, Maud Wyler, Mercedes Dassy, Nahuel Pérez Biscayart
Durée : 91’
Genre: Comédie dramatique
Date de sortie: 05/06/2024

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Etienne a 20 ans et ne se doute de rien. Il rencontre une première fois Valérie dans un champ. Puis il la croise encore dans une manifestation. C'est le coup de foudre et Valérie tombe enceinte...

 

Notre critique:

LA FILLE DE SON PERE commence par un déroulé rapide et poétique de la vie d’Etienne. Etienne a eu Rosa, sa fille, sur un coup de foudre et lorsqu’il se retrouve seul avec elle, il n’est pas tellement plus mature qu’elle. Au 17 ans de Rosa, Etienne qui régente la vie de Rosa décide qu’elle doit partir à Metz pour poursuivre des études. Mais Rosa va en décider autrement.

Ce deuxième long métrage de Erwan Le Duc confirme un talent tout particulier de conteur. Entre Tati et Jeunet, il joue avec les images pour dynamiser son récit. Les images et les dialogues rythment le récit, lui donnant cette musique poétique si particulière. En mode « invention permanente », il crée des images et des scènes pour traduire les sentiments des personnages.

Avec son choix d’un casting sans stars, LA FILLE DE SON PERE fait la part belle au talent des acteurs, au visage de Nahuel Pérez Biscayart (120 BATTEMENTS PAR MINUTE) si particulier et si révélateur des émotions, au charme et à la voix douce et déterminée à la fois de Céleste Brunnquell (UNE AFFAIRE DE PRINCIPE).

Cette recherche constante, aussi intéressante soit elle, désarçonnera plus d’un spectateur puisqu’au temps des blockbusters, l’invention se limite à des effets spéciaux sans fin et sans consistance. Et cela pourra en dérouter d’autres insensibles à cette forme de poésie. Quant aux autres, ils ne pourront que tomber sous le charme.

 

Ces articles pourraient vous intéresser