La Captive

Cocorico, un film belge?

Chantal Akerman ne nous gâte guère. Elle signe une étude froide et fastidieuse de la jalousie, un sujet traité maintes fois que l’approche épurée de la réalisatrice belge plombe au point de le rendre complètement indigeste. Cette adaptation de Proust est en effet d’une longueur quasi-inimaginable. La vacuité du propos est abyssale. La réalisation est plate et témoigne d’une manque d’ambition évident doublé d’une prétention critiquable.

L’interprétation elle-même est glacée et n’offre aucune émotion palpable… Stanislas Mehrar, étonnant de vérité dans NETTOYAGE A SEC, n’est plus que le reflet déformé de lui-même. Il joue faux (sous influence?) et compose un personnage monolithique lourd et pataud. A ses côtés, Sylvie Testud, si simplement vraie dans KARNAVAL, s’empètre dans l’ambiguïté toute préfabriquée de son rôle.

Voici du cinéma d’auteur insipide et douloureux… A la casserole, le coq!

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