Kompromat

Kompromat

Mathieu, un diplomate français, directeur de l’Alliance Française se sentant un peu trop à l’abri du fait de sa profession, se permet quelques écarts lors d’un spectacle de danse. Le FSB (ex KGB) décide alors de lui coller un « kompromat » -un rapport compromettant monté de toutes pièces- laissant entrevoir qu’il possède des documents pédophiles.

Inspiré d’une histoire vraie, le film nous emmène donc dans les coulisses d’une Russie manipulatrice qui n’aime pas les remous et les gens qui pensent autrement. Doté d’une mise en scène sobre mais efficace, KOMPROMAT tente de faire pénétrer le spectateur au sein de la machination dont est victime Mathieu tout en maintenant la tension en jouant à la fois sur la temporalité et sur les lieux (prison vs extérieur).

Si tout le récit du film est bien évidemment basé sur l’existence des « kompromat » comme moyen de pression et de contrainte sur les personnes, une fois l’emprisonnement de Mathieu, c’est son désir d’évasion qui va alimenter l’entièreté du suspens du film. On suivra sa cavale, ses ratés, son apprentissage de l’évasion, ses peurs et ses succès. C’est cette partie qui permet au film d’avoir un certain dynamisme après avoir démonté les rouages des moyens de pression du FSB.

Certes KOMPROMAT n’évite pas certains clichés sur les russes et les français (dramatiques vs légers) mais avec la qualité d’interprétation de Gilles Lellouche et de Joanna Kullig (vue dans l’excellent COLD WAR) et la mise en scène plutôt rythmée, on peut dire que l’on tient là un polar politique divertissant bien mené par le réalisateur de ANTHONY ZIMMER et de LARGO WINCH.

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