Kishibe no tabi

Un fantôme revient hanté son ancienne femme, Mizuki, et lui propose de l’emmener dans des lieux qu’il a aimés. Un fantôme “matériel”  que tout le monde voit, des fantômes entre deux mondes qui n’ont pas su décider de quitter celui des vivants, c’est un traitement original pour une histoire qui se veut une réflexion sur le couple et sur la vie à deux.

Et si il est vrai que la forme est originale, c’est probablement dû au réalisateur Kiyoshi Kurosawa à qui l’on doit quelques excellents films fantastiques et d’horreur: KAIRO et CURE notamment. Mais alors que son TOKYO SONATA réussissait à élever le drame familial à un niveau rarement atteint au cinéma ou que SHOKUZAI était un suspens et une étude de moeurs parfaitement huilés, ce VERS L’AUTRE RIVE manque sincèrement de corps.

On a réellement l’impression d’un film fait par deux réalisateurs: l’un qui gère une histoire fantastique plutôt poétique et l’autre qui tente, sans y parvenir et avec un manque d’émotion évidente, de nous parler du couple et de l’amour.

Faisant du surplace la plupart du temps, VERS L’AUTRE RIVE ne fonctionne pas et l’on oubliera vite ce film dans la filmographie presque sans fautes de Kiyoshi Kurosawa.

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