Justice League

Il ne serait pas faux de dire que la Justice League est à DC ce que les Avengers sont à Marvel: un groupe de super-héros en collant destinés à faire beaucoup de mal aux super-vilains et beaucoup de dégâts dans les chaumières.

Et même si sur papier comics, c’est DC qui le premier a proposé ce type d’équipe en 1960 (une merveilleuse année soit dit en passant, ndc), c’est Marvel qui a devancé l’équipe adverse sur grand écran. Voilà donc ce JUSTICE LEAGUE bourré des promesses du réussi WONDER WOMAN qui arrive sur les toiles blanches de nos cinémas…

Ne faisons pas semblant, le réalisateur Zack Snyder (BATMAN V SUPERMAN, WATCHMEN, 300) et ses scénaristes ont bien raté leur coup.

Le scénario et l’histoire

Simplifié à l’extrême, celui-ci ne vole vraiment pas haut avec un vilain pas très connu du grand public, Steppenwolf, créé par le grand Jack Kirby lui même, lié au super grand méchant de l’univers DC, Darkseid. Et de simplification en simplification, le scénario est poussif ne cherchant même pas à essayer de bousculer le schéma traditionnel de je-te-présente-l’équipe-et-puis-le vilain-qu’ils-vont-combattre-dans-une-grande-bataille-finale. Enfin, l’histoire elle-même est faite de bric et de broc ramené de l’univers DC dans un mélange qui risque de ne pas plaire à tout le monde: les années DC s’entremêlent dans un joyeux n’importe quoi qui dérangera certainement les fans et donnera le vertige aux autres.

Les effets spéciaux

Bon, bien sûr, on avait déjà eu cette année TRANSFORMERS version The Last Knight pour juger de ce que les effets spéciaux pouvaient amener de dommageable dans leur surenchère. Mais ici, avec ce JUSTICE LEAGUE, non seulement nous sommes dans la surenchère mais hélas, le film fait aussi souvent dans les effets ‘bon marché’ comme avec les boites-mères notamment, mais aussi sur l’animation très simplifiées des para-démons.

Les personnages

C’est peut-être le plus grand point à charge de JUSTICE LEAGUE! Les personnages, de Batman à Cyborg en passant par Aquaman, sont complètement monolithiques, sans nuances aucune, sans humour (ou alors des tentatives du genre “Des enfants, je travaille avec des enfants” jeté en pâture par Diana lorsqu’elle parle de ses partenaires de combats). Même leurs mouvement à l’écran semblent complètement robotisés, comme si ils se trouvaient tous engoncés dans leur costume latex. Wonder Woman elle-même trouve difficilement ses marques malgré le côté très félin de Gal Gadot.

Au final, le seul intérêt sera peut-être dans les deux après-génériques de JUSTICE LEAGUE, le dernier après-générique préparant la suite, JUSTICE LEAGUE 2, déjà en production! Cela fait cher le ticket de cinéma…

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