Jurassic World: Dominion
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Jurassic World Dominion

par Eric Van Cutsem

Titre français : Jurassic World: Le monde d'après

Cotation:

1/ 6

Si vous avez manqué le début:

Mer de Béring à 130 kilomètres de l'Alaska. Un bateau de pêche remonte son filet quand soudain un dinosaure sort de l'eau et dévore le filet et son contenu. Ce n'est pas un acte isolé puisque désormais, depuis la destruction d'Isla Nublar, les dinosaures coexistent avec les humains.

 

Notre critique:

Il faut bien qu’on le dise, il y a quelque chose de pourri dans le monde des dinosaures.

Ce nouvel opus de l’aventure des reptiles, JURASSIC WORLD DOMINION, a en effet de nombreux défauts, certains, hérités, d’autres, nouvellement acquis, qui hélas marquent d’une empreinte très négative ce qui aurait dû être un hit au vu du passif de la franchise.

Si l’on prend le point de départ issu tout droit du précédent film, JURASSIC WORLD: FALLEN KINGDOM : les dinosaures sont maintenant partout sur la planète, on se dit que l’idée est plutôt séduisante et qu’elle pourrait bien être la base d’un renouvellement presque totale de la franchise.

« On se dit » est en fait toute la base du problème de JURASSIC WORLD DOMINION. Car hélas, ce qui aurait pu devenir un reboot majeur pour la série de films est juste une sorte de fourretout qui multiplie les artifices de mise en scène un peu trop visibles et mélange trop d’histoires et de sous histoires dans le même espace-temps.

Le récit laisse bien vite tomber cette présence des dinosaures au sein des humains pour se recentrer sur un lieu clos (le sanctuaire de Dodgson) où il est facile pour les scénaristes de repartir sur les mêmes bases que le premier Jurassic Park en ramenant par ailleurs les vieux de la vieille, Ellie, Alan et Ian pour se confronter avec la génération d’Isla Nubar, Claire et Owen.

Qui dit lieu clos, dit combat entre les grands prédateurs de l’époque du jurassique et pour (soi-disant) éviter le déjà vu, il fallait trouver un plus grand et plus fort que le grand méchant T-Rex. Le Giganotosaurus (si si ça a existé), plus gros, plus musclé, plus testostéroné que son petit frère entre donc en lice pour le plus grand plaisir des amateurs de grosses bêbêtes pleines de dents.

Les références croisées avec les autres opus vont très loin dans le côté navrant, tant dans la mise en scène que dans la mise en situation ou dans le scénario et pour que cela sonne crédible (pour renforcer cet effet), il fallait donc faire revenir Laura Dern, Sam Neill et Jeff Goldblum interprétant chacun leurs personnages caricaturaux du premier JURASSIC PARK.

Sorte de mélange de déjà fait ou de déjà vu, JURASSIC WORLD DOMINION laisse le spectateur fan de la franchise un peu pantois. Mais l’on connait l’avidité des producteurs qui se sont sans doute dit qu’un nouveau public de jeunes serait prêt à venir voir les charmants petits dinosaures sans pour autant se soucier des premiers opus. Le message final sera simple et à la hauteur intellectuelle du film: si on veut survivre, il faudra apprendre à coexister. On s’en doutait depuis la première minute du film…

 

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