Equipe: Babette Verbeek, Elsa Houben, Günter Duret, Janaina Halloy, Jean-Pierre Dardenne, Jef Jacobs, Luc Dardenne, Lucie Laruelle, Samia Hilmi
Durée : 105′
Genre: Drame
Date de sortie: 04/06/2025
Cotation:
Si vous avez manqué le début:
Une adolescente est au téléphone à un arrêt de bus.
Elle raccroche et se rapproche d’une femme si elle attend Jessica.
Notre critique:
Prix du scénario au Festival de Cannes 2025, JEUNES MERES est le 13e long métrage de Jean-Pierre et Luc Dardenne. Les 2 réalisateurs belges continuent bien sûr dans ce qui a fait leur renommée: le cinéma social.
Cette fois-ci, les frères ont planté leur scénario et leur caméra dans une « maison maternelle », un endroit qui accueille ce que l’on appelait dans le temps des filles-mères. Ce mot composé a hélas été synonyme d’opprobre et de rejet. JEUNES MERES lui se veut un témoignage actuel de tout ce qui touche à ces jeunes femmes.
L’intelligence du scénario est d’avoir choisi une gamme de personnages avec des histoires différentes dont, bien sûr, le point commun est d’être une jeune mère: Jessica, enceinte, veut revoir sa mère et comprendre pourquoi elle l’a abandonnée; Perla et son compagnon Robin ont un enfant mais le problème, c’est Robin qui ne veut rien dire à sa mère; Ariane a une petite fille mais elle décide de la placer en famille d’accueil; Julie et Dylan s’entendent bien et mettent leur petite fille Mia à la crèche pour la première fois; Naïma est épanouie et va bientôt quitter la maison maternelle.
C’est cette palette d’histoires qui s’entrecoupent au sein de la maison maternelle qui donne sa consistance à JEUNES MERES mais aussi son côté presque documentaire qui donne aux spectateurs à voir tous les cas de figure complexes qui peuvent amener non seulement à se retrouver jeune mère mais aussi rendre difficle voire impossible l’existence de ces jeunes femmes encore adolescentes.
Comme d’habitude les frères Dardenne ont réalisé un casting plutôt réussi dans l’ensemble avec Babette Verbeeke ou Elsa Houben. Et cette fois-ci, ils ont osé terminé sur une touche plus optimiste que d’habitude, donnant une chance à leurs personnages, ce qui est assez inhabituel dans une oeuvre sociale qu’ils n’ont (hélas) jamais vraiment quittée.
