Je suis un soldat

Pour son premier long métrage présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2015, Laurent Larivière ne choisit pas la facilité et se lance dans un sujet d’actualité (le chômage) qui conduit son personnage principal dans un milieu peu connu, celui des trafiquants de chiens, un business apparemment très juteux.

Et tout au long de son film, Laurent Larivière va donc passer d’un monde social difficile où chacun essaye de s’en sortir tant bien que mal en cherchant à assouvir des rêves simples à un monde très dur, sans émotions où les chiens ne sont que des marchandises, des objets à vendre en faisant le maximum de marge.

Si le sujet est plutôt original, c’est le traitement qui pêche par une structure pas toujours très définie, jouant sur cette alternance entre film social et polar un peu au hasard, ne renforçant ni l’un ni l’autre mais ne parvenant pas non plus à réellement fusionner les deux dans un même sujet.

Dommage d’autant que l’on sent bien que Louise Bourgoin (UN BEAU DIMANCHE, LES AVENTURES EXTRAORDINAIRES D’ADELE BLANC-SEC) est totalement impliqué dans ce rôle difficile et qu’elle porte largement le film sur ses épaules, ce qui, hélas, ne suffira pas à convaincre une très large audience.

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