JCVD

JCVD

Renouveler l’image au cinéma de Jean-Claude Van Damme semblait relever du défi impossible tant il s’est enfermé depuis les années 2000 dans des productions distribuées directement en DVD sans passer par la case salles de cinéma… Il fallait donc trouver une vraie idée, un vrai scénario et persuader ‘muscles from Brussels’ d’interpréter son propre rôle avec un sérieux second degré. Le réalisateur Mabrouk El Mechri a réussi cette gageure.

Jouant sur un côté réaliste tout en donnant une certaine patine à l’image, Mabrouk El Mechri brosse un portrait de Van Damme touchant et dans l’ensemble assez réussi.

Cependant JCVD, le film, même si il est au demeurant intéressant, reste inégal. Le double point de vue du début -qui occupe les 45 premières minutes- est un peu lourd du point de vue narratif tout en insufflant une certaine tension dramatique dans le récit. Il en va de même pour le monologue face caméra de Jean-Claude qui, s’il est certes émouvant, provoque une rupture dans la fiction.

Mais, globalement, il ne faut pas bouder le plaisir que chacun trouvera à voir un Van Damme se moquant de lui-même, oscillant entre drame et humour décalé, tantôt sérieux, tantôt victime d’un succès qu’il n’a pas su vraiment gérer…

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