Indiana Jones and the Dial of Destiny

Indiana Jones and the Dial of Destiny

Avec son démarrage sur les chapeaux de roue et un rythme totalement effréné qui suit un Harrison Ford rajeuni pour l’occasion (merci la technique des deepfake), INDIANA JONES AND THE DIAL OF DESTINY suit la ligne directrice de ses grands-frères (le dernier INDIANA JONES AND THE KINGDOM OF THE CRYSTAL SKULL réalisé par Steven Spielberg date de 2008) pour relancer la franchise après toutes ces années.

Puis, le récit fait un saut dans le temps à New York en 1969 pour retrouver notre Harrison Ford d’aujourd’hui, 81 ans le 13 juillet, dont le personnage est un honorable professeur au Hunter College depuis 10 ans qui part à la retraite. Mais le destin, en la personne de Helena, la fille de son vieil ami Basil Shaw, va ouvrir les portes de l’aventure.

Bien sûr, on retrouve le rythme des précédents et une mise en scène solide, James Mangold étant clairement un réalisateur qui sait allier récit et action dans ses films (LOGAN, 3H10 POUR YUMA, LE MANS 66). Par contre, difficile de croire à ce vieux monsieur exécutant sous le couvert de son personnage des prouesses physiques que même un jeune homme ne pourrait faire. Et l’humour est à peine au rendez-vous, souvent facile quand elle survient et lorgnant sur des clichés racistes (« You are a German, Voller, don’t try to be funny »).

Quant au final, si il est encore spectaculaire, le raccourci est plutôt sauvage et on a l’impression qu’il est plus là pour gagner 1/2 heure de film que pour servir une histoire.

Dommage car, il y avait du potentiel dans INDIANA JONES AND THE DIAL OF DESTINY, notamment dans le casting et dans le choix de Phoebe Waller-Bridge (dans le rôle d’Helena Shaw) comme remplaçante probable de Indy en mode féminin. Un signe des temps, mais cela sera-t-il suffisant pour relancer une franchise qui a fait son… temps!

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