Hereditary

Pour son premier film, HEREDITARY, Ari Aster propose un film de genre. Mais pas n’importe lequel. Plutôt que de s’engager sur du déjà-vu et nous sortir un quelconque remake des grands succès des années 70 et 80, il s’engage dans une voie qu’il trace de toutes pièces ne nous dévoilant qu’au fur et à mesure l’enfer dans lequel il veut emmener le spectateur.

Démarrant dès le départ dans un climat étrange, HEREDITARY va brosser au fil de sa mise en scène des tableaux horrifiques ou simplement angoissants parfaitement maîtrisés et parfaitement distillés. Ari Aster joue constamment avec le rythme alternant des moments chocs et des moments calmes, traitant aussi bien de la famille, de l’hérédité, de la possession ou de la schizophrénie avec la même élégance et la même atmosphère angoissante.

Il parvient à mélanger les thèmes et créer une thématique terrifiante et angoissante de bout en bout qui fait de HEREDITARY le digne héritier d’un ROSEMARY’S BABY. Son univers se complexifie au fil du récit, amenant cohérence et sens, même si le final se révèle un peu trop grandiloquent.

C’est Toni Collette (UNLOCKED, HITCHCOCK) qui campe Annie, la fille de la disparue. Spécialiste des multiples personnalités (dans la série United States of Tara), Collette est intrigante à souhait comme le sont d’ailleurs tous les personnages, et plus particulièrement Charlie qu’interprète la chanteuse actrice Milly Shapiro (dont c’est le premier rôle au cinéma).

Si vous voulez vraiment vous faire peur au cinéma et oublier les mièvres PARANORMAL ACTIVITY et autres niaiseries qui se prétendent angoissantes, filez vous enfermer dans une salle qui projette HEREDITARY…

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