Happy Few

Happy Few

Etrange film que ce HAPPY FEW qui aborde de front les questions de partage amoureux, de relations amicales et de vie de couples au travers d’une histoire somme toute banale d’amitié. Et Antony Cordier (qui avait déjà abordé le triolisme dans DOUCHES FROIDES) tourne son histoire en partant d’une simple amitié mais en la poussant jusque dans les derniers retranchement sexuels et fantasmatiques des protagonistes.

Ces quatre amis, ces quatre personnes qui se sentent bien ensemble vont se laisser aller vers le désir amoureux sans règles fixes si ce n’est une sorte de gestion des désirs et des envies. Ils ne se posent pas de questions et pénètrent peu à peu dans les sphères intimes de chacun jusqu’à la rupture inévitable mais d’un commun accord. Et tout se terminera -non pas dans un chaos et une colère indescriptible- mais dans un sentiment de vide par rapport au trop plein vécu à quatre: « Nous avec vous, c’est nous en mieux » dit Teri à la fin du film.

Côté casting, Marina Foïs et Roschdy Zem interprètent remarquablement des personnages assez inhabituels pour eux, tandis qu’Elodie Bouchez et Nicolas Duvauchelle en sont le parfait complément qui donnent à l’ensemble une solidité que la fragilité du scénario ne laissait pas transparaître…

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