Green Book

Lorsqu’on lit le pitch de GREEN BOOK, on peut difficilement s’empêcher de penser à DRIVING MISS DAISY en mode inversé (chauffeur blanc pour passager noir) tant les sujets sont proches.

Mais, avec Peter Farrelly, spécialiste des comédies graveleuses (DUMB AND DUMBER TO, THERE’S SOMETHING ABOUT MARY), on pouvait s’attendre au pire surtout au vu de ses dernières réalisations. Heureusement, cette fois-ci, ce n’est pas dans une comédie bas de plafond qu’il exerce ses talents de réalisateur mais plutôt dans une comédie dramatique inspiré par des faits réels.

Aidé par un très bon casting, Viggo Mortensen (CAPTAIN FANTASTIC, THE ROAD), avec un embonpoint de plusieurs kilos pour le rôle du truand garde du corps, et Mahershala Ali (MOONLIGHT), incarnant ce musicien élégant et raffiné, GREEN BOOK est d’une très bonne facture.

S’attaquant au racisme tout en jouant aussi sur la notion de niveaux d’éducation (le chauffeur blanc n’est pas éduqué tandis que le musicien noir est particulièrement cultivé), le film part de clichés pour les affiner au fur et à mesure du voyage entre les deux protagonistes. Ainsi, tout ce qui paraît simpliste ou très manichéen au départ se révélera peu à peu plus complexe.

Bien sûr la ligne du récit est toute tracée et l’on voit rapidement les tenants et les aboutissants de l’histoire. Pas de surprises donc mais des interprètes excellents et un contexte de récit bien dans l’air du temps une nouvelle fois. En clair, GREEN BOOK est bien évidemment un candidat parfait pour les Oscar qui approchent à grand pas…

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