Grand Froid
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Grand Froid

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe: Arthur Dupont, Gérard Pautonnier, Jean-Pierre Bacri, Joël Egloff, Olivier Gourmet
Durée : 86’
Genre: Comédie
Date de sortie: 30/08/2017

Cotation:

3/ 6

Si vous avez manqué le début:

Eddy réfléchit tranquillement allongé à l’arrière de son corbillard tandis que celui-ci passe au carwash. Un peu plus tard, il retourne à l’entreprise de pompes funèbres Edmond Zweck où le patron se tourne les pouces en attendant de nouveaux décès...

 

Notre critique:

Après avoir travaillé sur quelques séries TV, et notamment sur la série humoristique “Samantha, oups!” et sur 2 courts métrages, Gérard Pautonnier s’est donc lancé dans son premier long métrage, GRAND FROID.

En adaptant, avec son auteur Joël Egloff, le roman “Edmond Ganglion et Fils”, cet ancien directeur en agence de publicité prolonge ainsi sa collaboration avec l’écrivain, commencée sur le court L’étourdissement en 2014.

Et avec cette histoire de commerce de pompes funèbres au bord de la faillite qui doit ramener un défunt dans sa dernière demeure en pleine hiver, GRAND FROID privilégie d’emblée un humour noir et décapant. Et quand on sait que le patron de l’entreprise est interprété par Olivier Gourmet et son bras droit par Jean-Pierre Bacri, on se dit que Gérard Pautonnier a mis la main sur un matériel de choix.

Mais voilà, au lieu de jouer à fond cette carte cynique et décalée, manier cet humour à froid (c’est le cas de le dire) en ciselant des dialogues à la Audiard, le réalisateur et son scénariste ont choisi des pistes plus balisées, des sentiers -mêmes si ils sont enneigées- qui manquent sérieusement d’attraits. Et l’on regrette rapidement que ce type d’idée ou d’adaptation ne soit pas tombée entre les mains d’un Benoît Delépine et de son complice Gustave Kervern.

Car au fur et à mesure de GRAND FROID, le récit n’avance pas, et la palette d’acteurs semble plus là pour faire de la figuration que pour donner vie à des antagonismes qui auraient alimenté la narration donnant au spectateur quelque chose à se mettre sous les paupières. Dommage…

 

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