Gone Girl

Gone Girl

Une femme disparaît et son mari, écrivain, est petit à petit mis sur la sellette. Sur cette idée adaptée du roman de Gillian Flynn par elle-même, David Fincher avec sa maestria habituelle brosse le portrait d’un couple au bord de la rupture. Avec cette histoire, il revient un peu en quelque sorte à ses premières amours où le thriller était roi (SEVEN, THE GAME).
Pendant plus d’une heure, jouant habilement entre passé et présent pour alimenter l’histoire du couple, GONE GIRL va faire monter la crème du mystère, démontant les mécanismes qui conduisent deux êtres qui s’aiment à se détester cordialement. Puis le film retourne la situation et nous embarque dans une manipulation qui n’est pas sans rappeler le BASIC INSTINCT et sa manipulatrice en chef Sharon Stone!
Mais Fincher étoffe son sujet au-delà de la provocation d’un Verhoeven et attaque au passage, avec une certaine jubilation, les médias américains qu’il ridiculise tout bonnement en montrant leurs limitations et leur manque total d’investigation.
Et il ne s’arrête pas en si bon chemin, puisqu’il confie à Rosamund Pike, l’un de ses rôles les plus marquants, d’une perversité absolue, bien loin des interprétations usuelles de cette charmante anglaise, et lui permet de jouer au chat et à la souris avec un Ben Affleck, bien vite dépassé, dans ce thriller psychologique bourré d’humour noir et de sarcasmes.

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