Gemma Bovery

Gemma Bovery

Et bien voilà une agréable surprise qui n’est pas sans rappeler les qualités des premiers films (AUGUSTIN ROI DU KUNG FU, COMMENT J’AI TUE MON PERE) de son éclectique réalisatrice, Anne Fontaine, dont l’invention et la légèreté avaient séduit à l’époque.

Car ce GEMMA BOVERY, scénarisé en duo avec Pascal Bonitzer (à qui l’on doit de nombreux scénarios dont celui de LA BELLE NOISEUSE, SECRET DEFENSE ou encore LUMUMBA), est un film comme le public les aime, à plusieurs niveaux de lecture, aussi agréable dans la gamme du pur divertissement que dans les touches subtiles qui privilégient les cinéphiles et les amateurs de littérature.

Et le second degré avec une mise en abyme à plusieurs niveaux est au rendez-vous, puisque non seulement le récit rappelle celui de Madame Bovary, l’interprète principale donne son prénom à une partie du titre et  Fabrice Luchini est lui même un inconditionnel de Flaubert. Au-delà de ce jeu sur les différents niveaux de lecture, le film dispense aussi une réflexion sur l’amour, la jalousie avec une intrigue et un certain suspense à la clé.

Si l’on ajoute à tout cela, un casting alliant la sensualité à fleur de peau de Gemma Arterton à la subtilité du jeu d’un Luchini pour une fois tout en retenue, GEMMA BOVERY est une bonne surprise en cette rentrée cinématographique.

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