Furiosa: A Mad Max Saga

Furiosa: A Mad Max Saga

Est-il encore nécessaire de présenter MAD MAX? Ce film australien de 1979 qui a popularisé les films dystopiques (qui ont envahi nos écrans plus tard) et qui a surtout fait décourir George Miller, un cinéaste avec 18 films au compteur et surtout responsable de la trilogie des Mad Max avec Mel Gibson.

Après la réussite publique et critique de MAD MAX: FURY ROAD en 2015, il n’en fallait pas plus à George Miller pour reprendre du collier en nous proposant FURIOSA: A MAD MAX SAGA dont il avait écrit le récit comme back story à FURY ROAD. Et même si il lui a fallu 9 ans pour résoudre quelques problèmes avec les studios, l’attente en valait la peine!

Présenté à Cannes 2024 hors compétition, le film a été bien apprécié et c’est compréhensible. Une fois de plus, Miller nous plonge dans son univers post apocalyptique avec délectation et avec un dynamisme hors du commun.

La mise en scène.
George Miller est décidément un réalisateur d’exception. C’est un conteur d’histoire en images. Il limite ses dialogues au strict minimum et joue avec sa caméra pour nous conter une histoire. De ce fait, aucune image, aucun moment n’est inutile. Il travaille avec des storyboards détaillés qui lui permettent de ne pas perdre le fil de son récit lors des scènes d’action et d’en tirer la substantifique moelle.

L’action.
Un Mad Max, c’est de la dystopie, mais c’est avant tout de l’action. Et en la matière, Miller sait y faire. En la matière, il est le champion de l’innovation. Les engins utilisés dans FURIOSA: A MAD MAX SAGA sont délirants. Qu’ils soient volants ou terrestres, les moyens de déplacements sont infinis dans leur design et dans leur utilisation. Chez Miller, pas d’effets spéciaux inutiles mais des vraies cascades qui sentent bon la tôle froissée et l’essence qui brûle, des combats bien chorégraphiés, des cascadeurs au top de leur forme.

Les interprètes.
George Miller a hésité: fallait-il prendre Charlize Theron, la Furiosa adulte du film précédent, et utiliser des logiciels de rajeunissement? Il a finalement opté pour Anya Taylor-Joy (DUNE II, LE MENU, THE NORTHMAN) qui campe finalement très bien une Furiosa naissante. Côté méchant, c’est Chris -Thor- Hemsworth qui s’y colle dans un rôle qui lui permet de donner tout son potentiel avec en plus quelques saillies plutôt drôles.

Si l’on voulait pinailler sur FURIOSA: A MAD MAX SAGA, on pourrait reprocher les cabotinages un peu trop appuyés de Chris Hemsworth, le manque de consistance de Tom Burke dans le personnage de Praetorian Jack ou encore l’impression d’un certain déjà-vu depuis les débuts de la saga. Mais ce serait bouder son plaisir de voir la maestria de George Miller à l’oeuvre tant dans sa mise en scène que dans la dynamique de son récit.

Et l’on manquerait sans doute alors le futur film de George Miller intitulé MAD MAX: THE WASTELAND!

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