For Love Of The Game
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For Love Of The Game

par Olivier Loncin
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 137’
Genre:
Date de sortie: 30/05/2000

Cotation:

1 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Billy Chappel a 40 ans. Il fut l'une des plus grandes stars de base-ball mais sa carrière est sur le déclin. Aujourd'hui, alors qu'il s'apprête à jouer le dernier match de la saison, le propriétaire du club lui avoue qu'il va revendre le club et son amie lui annonce qu'elle part en Angleterre. Durant le match, Billy ne cessera de se repasser le film de sa vie de ses cinq dernières années.

 

Notre critique:

FOR LOVE OF THE GAME n’a certainement pas été réalisé pour l’amour du cinéma! Manifestement là pour honorer un contrat, Sam Raimi signe une histoire d’une vacuité formelle et scénaristique à faire frémir.

Sans même parler de l’intérêt d’un film ayant pour cadre le match d’un sport peu connu de par chez nous, force est de constater que ce FOR LOVE OF THE GAME n’a pas une once d’argument pour attirer notre attention. Les propos d’une banalité rare (oh que c’est difficile d’être un champion passionné et un compagnon tout aussi passionné!) redondent en permanence avec l’image (« je suis triste » dit le personnage qui a l’air triste) et sont résumés de façon consternante dans le dernier tiers du film par les présentateurs sportifs qui commentent le match. C’est le règne absolu du « je te montre et puisque t’es con, j’t’explique et comme t’es vraiment con je remets une couche de paraphrases ». On savait que les producteurs US considèrent le public comme un troupeau d’abrutis décérébrés justes bons à bouffer du pop-corn, mais ici, ça vire à la caricature. Dans la foulée, histoire d’injecter au scénario sa dose de pathos, on ne craint pas de fourguer l’une ou l’autre situation parfaitement artificielle (alors que tout va bien, je m’engueule avec ma copine parce que je viens de me blesser et je la quitte, comme ça tu comprends bien que c’est pas facile la vie d’un champion).

On passera sur les acteurs qui, n’ayant rien à défendre, ne défendent rien et attendent, comme nous dans la salle, que ça passe. Il n’y a que le p’tit Kevin qui a l’air un peu concerné mais cest normal puisque c’est sa société de production Trig Production qui a mis les sous dans l’affaire. Ah, mais tout s’explique! FOR LOVE OF THE GAME est un vilain petit film narcissique, à la seule gloire du p’tit Kevin. Et bien gamin, sache que si j’étais ton père, j’t’en collerais une vite fait pour te faire passer le goût de la prétention d’une part et t’apprendre à faire des films moins ch… d’autre part. Sale ket*!

*pour nos amis internautes non belges, « ket » signifie gamin, morveux.