Final Portrait
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Final Portrait

par Eric Van Cutsem
Publié: Dernière mise à jour le

Cotation:

4/ 6

Si vous avez manqué le début:

Paris, 1964. Après une exposition sur lui, Alberto Giacometti demande à James Lord, un mondain vaguement écrivain, de poser pour lui, précisant que ce sera très rapide, une après-midi maximum.

 

Notre critique:

Basé sur le livre très controversé de James Lord, FINAL PORTRAIT est, malgré cette controverse sur la réalité des faits rapportés, un film intéressant qui dissèque le processus de création au travers de la vie possible d’Alberto Giacometti, peintre et sculpteur de renom.

Alors que les séances de pose se succèdent, trahissant le manque de confiance en lui de Giacometti (comme beaucoup d’artistes), le portrait peint de James Lord change, tandis que le portrait intime de Giacometti se dessine un peu mieux.

Entre sa femme et sa muse (jouées respectivement par Sylvie Testud et Clémence Poésy, toutes deux formidables), Alberto Giacometti passe par des sautes d’humeur, ne se sentant bien que lorsqu’il est désespéré, parfaitement misérable.

Si FINAL PORTRAIT est intéressant, il faut reconnaître que certains de ses aspects semblent plus relever du cliché sur les artistes que de la véritable biographie, nuisant d’une certaine manière à la crédibilité de la dissection du processus de création.

Heureusement (et cela rend le film plutôt agréable à suivre), Geoffrey Rush (THE KING’S SPEECH, PIRATES OF THE CARIBBEAN: ON STRANGER TIDES), au-delà de l’étonnante ressemblance avec Albert Giacometti, compose un créateur très crédible, très fébrile qui personnifie à merveille toutes les croyances que l’on peut avoir sur les artistes tourmentés.

 

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