Feeling Minnesota
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Feeling Minnesota

par Olivier Loncin
Publié: Dernière mise à jour le

Equipe:
Durée : 99’
Genre:
Date de sortie: 19/11/1996

Cotation:

4 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Après un petit séjour à l'ombre, Jjaks Clayton pointe le bout de son nez le jour du mariage de son frère Sam et de la jolie et piètre danseuse Freddie. Cette dernière, contrainte à ce mariage par un truand local peu porté sur l'humour, ne demande qu'une chose: larguer son mari avec suffisamment d'oseille pour s'installer à Las Vegas. Devinez à qui elle va demander un coup de main? Devinez qui va dire "oui"?

 

Notre critique:

Si le début du film semble cousu de fil blanc, c’est en fin de compte du fil noir qui sera utilisé pour faire tenir ensemble les morceaux du scénario écrit par le réalisateur. Et si par instant le fil reste bien épais, sa nouvelle tonalité confère à l’ensemble une dominante sombre plutôt plaisante.

C’est clairement sur les chemins du film noir que nous entraîne Baigleman. Personnages de losers, jolie donzelle au corps chaud mais au coeur froid, arnaques et coups fourrés en tout genre sont la monnaie courante du genre. Baigleman respecte ces règles en y ajoutant une touche d’humour décalé qui n’est pas sans rappeler l’humour des frères Coen dans FARGO. Et soudain on se tape sur la cuisse. Bon sang, mais c’est bien sûr ! Voilà d’où vient ce léger sentiment de « déjà vu ». Dommage, parce que, du coup, pour sympathique qu’il soit, FEELING MINNESOTA perd de son originalité et par conséquent de son intérêt. Il est hélas des comparaisons qu’il est difficile de supporter surtout si on ne dispose pas des atouts pour faire au moins aussi bien que le modèle.

Il restera tout de même la scène de l’ouverture d’un coffre-fort et un Keanu Reeves moins fadasse que d’habitude face à un Vincent D’Onofrio épatant de sottise.