Façades

Réalisé par Nathalie Basteyns et Kaat Beels, en couple à la vie et derrière la caméra, FACADES (premier long métrage pour Nathalie) est inspiré par la figure du père de cette dernière, un acteur flamand, Willy Basteyns, décédé en 2013.

Plutôt spécialistes de la télévision -on leur doit notamment la très bonne série “Beau Séjour”, les deux réalisatrices se penchent ici sur une histoire intimiste, une histoire de famille jouant sur les rapports père-fille et mère-fille. Entre le parallèle de la vie d’Alex, trompée par son mari, et celle de sa mère, trompée par Jean, le récit joue la carte d’un sentiment subtil. Car FACADES prend son temps pour amener son sujet. Avare en paroles, le film axe sa narration sur le non-dit distillant au fur et à mesure les événements de la vie d’Alex ou de Jean.

Si le parallèle entre la vie du père et de la fille fonctionne bien, les deux réalisatrices ont ajouté un parallèle avec le film qu’Alex sous-titre pendant toute la durée du récit, une autre histoire d’amour et de rupture, qui ne sert pas l’histoire. Elle rajoute une pierre en trop qui alourdit l’édifice pourtant superbement servi par l’excellent Johan Leysen (TUEURS, JEUNE ET JOLIE) et la talentueuse Natali Broods (HOME, SWOONI).

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