Every Thing Will Be Fine

James Franco, Charlotte Gainsbourg

Les premières dix minutes de EVERY THING WILL BE FINE sont construites comme un thriller hitchcockien: suspense, tension, dialogues réduits, personnages intrigants. Wim Wenders prend son temps pour avancer et pose sa caméra pour laisser la place à ses personnages.

Mais voilà, ensuite le scénario de Bjørn Olaf Johannessen (scénariste du film belge NOWHERE MAN) se perd en faisant une série de saut dans le temps, et dilue la tension par un script étiré sur des années. De plus, en jouant sur les faux semblants (comme finalement le début du film l’a fait), EVERY THING WILL BE FINE trompe le spectateur de bout en bout en lui distillant une vérité travestie.

Au final, en fait de thriller à la Hitchcock, on a plutôt l’impression d’être dans un thriller qui a calé juste après le démarrage et qui ne parvient plus à redémarrer faute de souffle dans un récit qui se perd dans le fil du temps. Dommage, et étonnant de la part d’un Wenders qui a toujours basé ses histoires sur des personnages forts et des récits bien tenus.

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