En tongs au pied de l'himalaya
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En tongs au pied de l’Himalaya

par Eric Van Cutsem

Titre français : En tongs au pied de l'Himalaya

Cotation:

3 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Andréa nait, grandit, entouré par l’amour de Pauline, sa maman, et de son papa, Fabrice. Andréa est autiste.

 

Notre critique:

EN TONGS AU PIED DE L’HIMALAYA est le deuxième film de John Wax après TOUT SIMPLEMENT NOIR qu’il a co-réalisé avec l’acteur Jean-Pascal Zadi. De l’humour noir politique à la comédie-dramatique, il n’y avait qu’un pas qu’il a franchi en s’attaquant au TSA, une maladie du trouble du spectre autistique.

Enoncé comme cela, Andréa et sa maladie devraient être au centre du film. Cependant, John Wax et Marie-Odile Weiss, sa co-scénariste, ont préféré jouer une carte différente en propulsant Andréa dans une famille dysfonctionnelle en pleine phase de séparation. La mère est bohème, désorganisée avec un frère alcoolique, et le père est organisé presque rigide. Le sujet devient alors les difficultés d’une mère célibataire avec aussi un gros problème d’alcool qui doit s’occuper d’un enfant autiste.

SI l’idée sous-jacente est originale, ce choix pourra poser question si le spectateur part sur la fausse piste du début et espère assister à une histoire dont le personnage central est le jeune Andréa. Pour le reste, EN TONGS AU PIED DE L’HIMALAYA n’évite pas les clichés sur les autistes et joue un peu trop sur une caricature de la famille qui se sépare ne parvenant pas vraiment à nous faire croire ni à l’un ni à l’autre.

Dommage au vu de l’originalité du choix de l’environnement dans lequel Andréa se trouvait. Rester centré sur le personnage de l’enfant aurait-il été une solution?

 

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