El Maquinista
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El Maquinista

par Olivier Guéret
Publié: Dernière mise à jour le

Titre français : The Machinist

Equipe:
Durée : 100’
Genre:
Date de sortie: 29/03/2005

Cotation:

5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Trevor Reznik souffre d’insomnie. Cela fait déjà plus d’un an qu’il ne dort pas. Mais ce n’est pas son seul problème: Reznik ne peut pas s’empêcher d’avoir le sentiment que quelqu’un lui en veut. Au fur et à mesure, sa peur et une série d’événements bizarres transforment sa vie en un cauchemar…

 

Notre critique:

Brad Anderson n’en est pas à son coup d’essai. Après quelques productions mineures (HAPPY ACCIDENTS, SESSION 9) et un détour par deux des séries télévisées les plus incontournables du moment (THE WIRE & THE SHIELD), la gaillard met en boîte une étude psychologique qui lorgne vers le fantastique de belle envergure et qui offre à Christian Bale le rôle de sa carrière, ni plus ni moins…

Donc, voilà que Brad Anderson connaît la joie d’une sortie ‘salles’ en Belgique après quelques menus détours. Et, avouons-le tout de go, le gaillard aurait pu tomber bien plus mal parce THE MACHINIST est un très honnête moment de cinéma hanté de bout en bout par la présence spectrale d’un Christian Bale métamorphosé.

Principal atout mais aussi principal défaut de ce machiniste, Christian Bale… qui est tout simplement soufflant. A coup de boîtes de thon et de pommes, l’acteur a vu fondre graisse et muscle à une vitesse vertigineuse. En ressort une prestation et une présence époustouflantes à rendre jaloux Robert De Niro. Trimbalant sa dégaine filiforme, Bale traverse le film tel un mort-vivant, vidant le film de sa substance tant sa performance est prodigieusement horrible… Une performance qui est tout aussi fascinante qu’envahissante pour le film qui passe à l’arrière-plan laissant l’acteur captiver les spectateurs et les inviter au cœur de ses tourments.
Car tout n’est ici question que de tourments, de fautes ! Bien balancé et orchestré, l’ensemble tient plutôt bien la route mais… sans défricher l’intrigue, on comprend bien vite ou Anderson veut nous mener. Alors, à nouveau, nous nous penchons avec voyeurisme sur Reznik. Décidément, les personnages forts peuvent parfois jouer de très mauvais tour aux scénarios, principalement si ceux-ci ne repose que sur une seule très bonne idée…

THE MACHINIST est donc, loin d’être un mauvais film, mais il se voit vampirisé par son extraordinaire acteur qui suce toutes les faiblesses de l’ouvrage pour nourrir sa composition… Reste que le travail d’acteur de Christian Bale vaut son pesant de boîtes de thon…