Dust

Dust

par Eric Van Cutsem

Equipe: Angelo Tijssens, Anke Blondé, Arieh Worthalter, Jan Hammenecker
Durée : 109′
Genre: Drame
Date de sortie: 25/02/2026

Cotation:

2.5 sur 6 étoiles

Si vous avez manqué le début:

Fin des années 80. Deux hommes entre deux âges, Geert et Luc, font la démonstration d’un logiciel qui permet de dicter à la machine du texte et des commandes

 

Notre critique:

A l’instar d’un MALDOROR (de Fabrice Du Welz, sur l’affaire Dutroux), DUST ne donne pas ses origines d’emblée mais ne trompe personne. En gros, il s’agit d’une fiction sur les derniers jours de Jo Lernout, un informaticien, et de Pol Hauspie, un financier, avant leur arrestation en 2001 suite au scandale de malversations financières de la société technologique côté en bourse, Lernout & Hauspie, perpétrées par les 2 hommes d’affaires et révélé par le Wall Street Journal.

Réalisé par la belge Anke Blondé, dont c’est le 2e long métrage, DUST part donc d’une histoire en or, une histoire qui a non seulement surpris le monde entier, mais qui a mis des milliers de petits porteurs de Flandre-Occidentale ainsi que le gouvernement de la même région dans une situation plutôt critique financièrement.

Le choix du traitement est plutôt intéressant, puisque c’est par le petit bout de la lorgnette que la réalisatrice et son scénariste, Angelo Tijssens (scénariste de CLOSE et de GIRL), abordent cette histoire à l’impact mondial. En effet, ils s’attachent au pas des 2 dirigeants le week-end qui a précédé leur arrestation. On suit donc les atermoiements et la détresse des deux hommes, dont les réactions sont plutôt à l’image de leur personnalité: froid et pragmatique (en apparence) pour Geert (Pol Hauspie), fiévreux et paniqué pour Luc (Jo Lernout).

Côté interprétation, le français Arieh Worthalter (LE PROCES GOLDMAN) et le belge Jan Hammenecker (ALABAMA MONROE) s’en sortent plutôt bien dans ces rôles de personnages qui n’attirent pas spécialement l’empathie.

Si le biais de lecture de l’affaire Lernout & Hauspie à hauteur d’homme peut se comprendre et met les individus en avant dans cette malversation, suggérant des raisons de celle-ci (la gloire de la Flandre?), DUST est malheureusement gonflé de moments un peu creux qui comblent les trous d’un récit qui aurait peut-être gagné à essayer d’accrocher les côtés financiers et politiques de la célèbre affaire L&H, première société belge à être côté au NASDAQ.

 

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